Joyeux Noël de Miséricorde et de Paix!

«Aujourd’hui vous est né un Sauveur qui est le Christ Seigneur…» Et les Anges chantèrent: «Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’Il aime». Lc 2.

Tel est le message, la merveilleuse réalité, que nous accueillons en ces temps troublés par le terrorisme, les attentats, la peur et l’insécurité ! L’Emmanuel est le Prince de la Paix. Le nouveau-né couché dans une mangeoire, sans défense, est plus fort que toute violence dont les hommes sont capables. Jésus est venu pour tous les hommes sans distinction de races, de cultures ni même de religions, ne faisant aucun amalgame et donc tout croyant devient mon frère!
Dès lors, Noël devient une invitation au pardon, à l’abandon, à la confiance, à la paix. J’ai reçu, aujourd’hui, une lettre transmise par un ami. Je ne résiste pas à l’envie de vous la partager, car Noël, c’est aussi et surtout ça…

«Vous n’aurez pas ma haine 
Vendredi soir vous avez volé la vie d’un être d’exception, l’amour de ma vie, la mère de mon fils mais vous n’aurez pas ma haine. Je ne sais pas qui vous êtes et je ne veux pas le savoir…. Si ce Dieu pour lequel vous tuez aveuglément nous a fait à son image, chaque balle dans le corps de ma femme aura été une blessure dans son cœur. Alors, non, je ne vous ferai pas ce cadeau de vous haïr. Vous l’avez bien cherché pourtant mais répondre à la haine par la colère ce serait céder à la même ignorance qui a fait de vous ce que vous êtes… Je l’ai vue ce matin. Enfin, après des nuits et des jours d’attente. Elle était aussi belle que lorsqu’elle est partie ce vendredi soir, aussi belle que lorsque j’en suis tombé éperdument amoureux il y a 12 ans. Bien sûr je suis dévasté par le chagrin, je vous concède cette petite victoire, mais elle sera de courte durée. Je sais qu’elle nous accompagnera chaque jour et que nous nous retrouverons dans ce paradis des âmes libres…Nous sommes deux, mon fils et moi, mais nous sommes plus forts que toutes les armées du monde. Je n’ai d’ailleurs plus de temps à vous consacrer, je dois rejoindre Melvil qui se réveille de sa sieste. Il a 17 mois à peine, il va manger son goûter comme tous les jours, puis nous allons jouer comme tous les jours et toute sa vie ce petit garçon vous fera l’affront d’être heureux et libre. Car, non, vous n’aurez pas sa haine non plus

Lettre de M. Antoine Leiris

Après de tels propos, je ne peux que me taire et nous souhaiter, dans le silence :

Joyeux Noël de Miséricorde et de Paix!

Rémy Berchier, vicaire épiscopal

_43W6968-2.jpg