Prière de carême au vicariat

Durant le temps du carême l’abbé Jean Glasson, vicaire épiscopal pour la partie francophone du canton, a proposé à ses collaborateurs de se retrouver chaque semaine pour un temps de prière, suivi d’un temps de partage autour d’un repas. Reflet du 4e temps de prière mardi 2 avril.

Psaume: 87

 

Seigneur, mon Dieu et mon salut,
dans cette nuit où je crie en ta présence,
que ma prière parvienne jusqu’à toi,
ouvre l’oreille à ma plainte.

Car mon âme est rassasiée de malheur,
ma vie est au bord de l’abîme;
on me voit déjà descendre à la fosse,*
je suis comme un homme fini.

Ma place est parmi les morts,
avec ceux que l’on a tués, enterrés,
ceux dont tu n’as plus souvenir,
qui sont exclus, et loin de ta main.

Tu m’a mis au plus profond de la fosse,
en des lieux engloutis, ténébreux;
le poids de ta colère m’écrase,
tu déverses tes flots contre moi.

Tu éloignes de moi mes amis,
tu m’as rendu abominable pour eux;
enfermé, je n’ai pas d’issue:
à force de souffrir, mes yeux s’éteignent.

Je t’appelle, Seigneur, tout le jour,
je tends les mains vers toi:
fais-tu des miracles pour les morts?
leur ombre se dresse-t-elle pour t’acclamer?

Qui parlera de ton amour dans la tombe,
de ta fidélité au royaume de la mort?
Connaît-on dans les ténèbres tes miracles,
et ta justice, au pays de l’oubli?

Moi, je crie vers toi, Seigneur;
dès le matin, ma prière te cherche:
pourquoi me rejeter, Seigneur,
pourquoi me cacher ta face?

Malheureux, frappé à mort depuis l’enfance,
je n’en peux plus d’endurer tes fléaux;
sur moi, ont déferlé tes orages:
tes effrois m’ont réduit au silence.

Ils me cernent comme l’eau tout le jour,
ensemble ils se referment sur moi.
Tu éloignes de moi amis et familiers;
ma compagne, c’est la ténèbre.

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