CEC: séance d'information sur le budget 2015

Dans son programme de législature, le Conseil exécutif de la Corporation ecclésiastique cantonale (CEC) s’est engagé à développer la communication. À cet effet, il organise à l’intention des Conseils de paroisses, des délégués à l’Assemblée de la CEC et des curés modérateurs six séances d’information et de discussion sur le budget 2015 de la CEC. La première rencontre a eu lieu le 12 novembre à Matran.

« Le budget de la Corporation ecclésiastique cantonale (CEC) pour l’année prochaine intègre une progression justifiée des charges » explique Georges Emery, président du Conseil exécutif. « Pour y répondre, le Conseil exécutif proposera à l’Assemblée ecclésiastique du 13 décembre prochain, une augmentation du frein aux dépenses de 12,5% à 13,5%. » Georges Emery précise que la Commission de gestion de l’Assemblée ecclésiastique a accepté le projet de budget 2015 et l’augmentation du taux de frein aux dépenses, cependant le Conseil exécutif et les vicaires épiscopaux tenaient à informer des raisons du renforcement des moyens pour les tâches supra-paroissiales.

Quelle Église veut-on ?

Patrick Mayor, responsable du budget au sein du Conseil exécutif expose la situation. « Durant plusieurs années, afin de pouvoir respecter le frein aux dépenses, les dicastères voyaient leurs demandes systématiquement refusées. Le leitmotiv était croissance zéro ! » En effet, le budget 2015 est très différent des budgets antérieurs, sous l’impulsion des vicaires épiscopaux, Mgr Rémy Berchier et Nicolas Glasson, il présente de nouvelles orientations. Patrick Mayor relève que depuis le mois d’avril le Conseil exécutif et les vicaires épiscopaux ont analysé tous les postes du budget pour le rendre plus clair et améliorer le plan comptable. « La CEC aura de nouvelles tâches notamment la tenue des registres paroissiaux, certains dicastères seront développés et nous devons faire face à une augmentation des charges liées, qui sont les contributions que nous reversons à l’évêché et à la Conférence centrale catholique romaine (RKZ). » En résumé le budget 2015 aurait dû être déficitaire de 737'000.- francs. Malgré la dissolution d’une réserve de 267’396.20 francs, le déficit budgétaire serait de 470’000.– francs. C’est la raison pour laquelle le Conseil exécutif a demandé une augmentation du taux du frein aux dépenses de 12,5 % à 13,5 %. Patrick Mayor insiste sur le fait que les vicariats se sont engagés à analyser le fonctionnement de TOUS les dicastères en 2015 de manière à proposer des mesures pour rester sous la barre des 15 % pour 2016. Il constate qu’une réflexion plus profonde sous-tend l’élaboration du budget : « Nous nous trouvons à une croisée des chemins, ou l’Église continue à ronronner ou nous lui donnons une dynamique supérieure à ce qu’elle a actuellement. Quelle Église veut-on ? »

La mission de l’Église

« Resituons notre mission, la mission de l’Église, celle que le Christ nous demande. Les quatre piliers de la mission de l’Eglise sont : l’annonce de la foi, la liturgie, la communion au sein du peuple de Dieu et la diaconie », rappelle Mgr Rémy Berchier. « Nous œuvrons toutes et tous principalement pour la pastorale, même au sein de vos conseils de paroisses vous êtes au service de la pastorale. » Le vicaire épiscopal commente les options pastorales prises dans le budget 2015. « Le but de la pastorale catégorielle, les dicastères, est de venir en aide à la pastorale territoriale, les équipes pastorales. Dans nos paroisses nous constations une diminution du nombre de prêtres et une augmentation des laïcs. Or un laïc coûte plus cher qu’un prêtre ! » Rémy Berchier souligne également que la situation au niveau du personnel pastoral évolue. Si le nombre de vocations sacerdotales diminue, le nombre de laïcs qui s’engage au sein de l’Église diminue également. « La majorité des agents pastoraux laïcs ont plus de 40 ans ! Nous avons à mettre en place une instance de recrutement, une culture de l’appel. Quel témoignage donnons-nous en tant que chrétiens ? Comment réorganiser le déploiement de la pastorale dans notre canton ? Nous avons une mission forte d’évangélisation ! »

 

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La jeunesse, la santé et la solidarité

Dans le budget 2015, les principales options pastorales ont été mises sur la jeunesse, la santé et la solidarité. « Que faisons-nous pour que nos églises ne se vident pas ? Comment susciter des chemins de foi parmi les jeunes ? », s’interroge Mgr Berchier. Dans le budget 2015, un accent a été mis dans le dicastère CO, qui s’occupe de l’enseignement et des aumôneries dans les cycles d’orientation, dans la pastorale de rue et dans le mouvement d’apostolat des enfants et préadolescents (MADEP).
« Il y a des milliers de personnes qui passent dans nos hôpitaux, c’est une pastorale très importante. À côté d’un personnel soignant de plus en plus à la course, les malades ont besoin des gens qui les écoutent » note le vicaire épiscopal. La pastorale de la santé bénéficiera en 2015 d’une augmentation de poste.
La solidarité est le chapitre du budget qui augmente le plus. Sous l'impulsion du pape François le vicaire épiscopal a décidé de dôter se dicastère de d'avantage de moyens. En effet, un responsable à 50% et un adjoint à 20% ont été engagés pour le dicastère solidarité. Évoquant la précarité qui touche notre canton, Rémy Berchier rappelle que la diaconie est l’un des piliers de la mission de l’Église. Il a également un poste prévu pour le directeur de Point d’Ancrage, l’association qui soutient les requérants d’asile.
À la fin des exposés, le Conseil exécutif et le vicaire épiscopal ont répondu aux questions des personnes présentes.
Face à l’incertitude de l’avenir tant au niveau des finances que du personnel, une certitude reste : nous posons aujourd’hui les bases de l’Église de demain !

Véronique Benz

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