La déléguée du vicaire épiscopal auprès des prêtres aînés est Marie-Alice Niyirora. Originaire du diocèse de Butare au Rwanda, elle accomplit ses études supérieures en Sciences de l’éducation «option psychopédagogie». Elle enseignera et dirigera une école durant de nombreuses années dans son pays. En 1999, elle découvre Fribourg en rejoignant l’Ecole de la Foi, puis l’Université à la Faculté de théologie où elle obtient la licence en 2009.

Elle est engagée alors comme assistante pastorale dans une unité pastorale et assure l’enseignement religieux dans les écoles secondaires. Elle continue d’ailleurs en partie sa mission d’enseignement dans les CO de Domdidier et d’Estavayer-le-Lac.

Célibataire consacrée, Marie-Alice est membre des Auxiliaires de l’Apostolat, une vocation diocésaine de laïques envoyées dans le monde sous la responsabilité de l’évêque diocésain.

Son rôle est de faciliter, pour chaque prêtre concerné, le changement de statut : passer de celui de prêtre « actif » à celui de prêtre dit « retraité ». 

  • Pour les prêtres de 65 à 75 ans : il s’agit de donner les informations nécessaires à l’anticipation et à la préparation du passage, en trouvant les interlocuteurs auxquels les prêtres pourront poser des questions spécifiques (membre de la CEC, notaire, etc.)
  •  Concernant les prêtres de 75 ans et plus : la mission est d’accompagner le passage, en veillant « de loin » sur les prêtres autonomes et en étant à disposition pour faciliter les transitions successives, lorsque l’autonomie se réduit.
Une structure de soutien
  • Dans chaque décanat, collaboration avec le doyen et les curés modérateurs pour entourer les prêtres aînés.
  • Sensibilisation des paroissiens à l’attention aux prêtres aînés en organisant des ponts intergénérationnels.
  • Constitution, dans chaque décanat, d’un réseau d’assistance aux prêtres aînés, essentiellement pour les transports. Conduit depuis son domicile, le prêtre aîné participe plus volontiers aux rencontres proposées. Ce service lui permet aussi de se rendre chez un confrère, de se rendre accompagné, à un rendez-vous médical.
  • Trouver des personnes ressources (médecin, notaire, assistante sociale, etc.) pouvant intervenir ponctuellement si besoin, et participer aux réunions d’information.
Veiller au bien-être
  • Vérifier que le prêtre est dans le lieu de vie le plus adapté à la fois à ses souhaits et à son degré d’autonomie actuel. Si ce n’est pas le cas : avec le prêtre, en concertation avec la famille et son entourage : préparation d’une transition.
  • Vérifier que le prêtre exerce le ministère adapté à sa situation actuelle (équilibre entre responsabilités bénéfiques et fatigabilité).
  • Aide dans les démarches d’un passage en EMS, le moment venu :
    – discernement des avantages d’une vie en EMS par rapport à la situation actuelle
    – choix de l’établissement en collaboration avec la famille
    – incitation des prêtres à accepter d’ANTICIPER pour éviter un changement de vie imposé dans l’urgence : par exemple à l’issue d’une hospitalisation (ce qui est toujours mal vécu).
  • Aide au tri des biens du prêtre, en particulier allègement des bibliothèques.
  • Aide à la gestion des conflits (famille, hôpital).
Lutter contre l’isolement
  • En s’appuyant sur l’environnement du prêtre (famille, aide de cure, amis, paroissiens pouvant, par exemple, emmener le prêtre aîné faire des courses) organiser ses transports pour une consultation médicale ou encore pour les rencontres entre prêtres aînés.
  • En favorisant l’information :
    – vérifier que chacun reçoit les informations du vicariat et de l’évêché.
    – trouver un espace d’expression relayant les informations relatives aux prêtres aînés, en donnant la possibilité de s’exprimer à ceux qui le souhaitent.
    – encourager l’utilisation d’Internet en trouvant des jeunes pouvant, si nécessaire, seconder les aînés.
  • En favorisant l’intégration des prêtres aînés dans les réflexions pastorales : rencontres avec le vicaire épiscopal et avec l’évêque.
  • En organisant des manifestations pour eux :
    – pour les 65-75 ans : réunions d’information sur la retraite.
    – pour les prêtres aînés, organisation, avec le vicaire épiscopal, de rassemblements à la fois spirituels (avec messe) et festifs (repas).
Réseau-Prêtres-Aînes

Il est essentiel pour les prêtres aînés de maintenir des liens entre eux en participant aux activités proposées (repas, retraites, pèlerinages, rencontres avec l’évêque).
Le premier obstacle est le transport : certains prêtres risquent de renoncer à une visite ou à une rencontre s’il doivent conduire, surtout l’hiver.

Pour répondre à cette difficulté, se met lentement en place un Réseau-Prêtres-Aînés : assistance de proximité discrète, au service de chaque prêtre aîné, selon ses besoins.

Dans chaque UP (ou décanat) des listes de personnes acceptant de véhiculer les prêtres aînés se mettent en place.

Ces bénévoles sont sollicités en fonction des besoins (4 ou 5 fois par an, allers et retours). Aucun engagement n’est demandé, les dates sont communiquées longtemps à l’avance : chacun se met au service selon ses disponibilités. Il ne s’agit pas seulement d’un service de taxi bénévole, mais d’une démarche spirituelle : accepter de conduire un prêtre aîné, c’est répondre à l’exhortation du pape François à rendre visite aux prêtres et aux religieuses en maison de retraite comme on ferait un pèlerinage à un sanctuaire : « Ce sont de véritables sanctuaires de sainteté que nous avons dans l’Église. Ne les oublions pas ! »

Ce service se vit dans la fraternité : les bénévoles en fonction du programme de la rencontre à laquelle ils conduisent les prêtres, seront  invités à partager un café, un moment de prière, parfois la messe. N’hésitez pas à ajouter votre nom à la liste de bénévoles ici. Plus la liste sera longue, moins le service sera contraignant !

Les bénévoles sont invité(e)s à se rencontrer 1 ou 2 fois par an au vicariat : c’est l’occasion de se connaître, de faire part de questions ou difficultés et aussi de partager un moment de convivialité.

La retraite, ça se prépare !

Les prêtres se sentent peu concernés par  la thématique de la retraite… Beaucoup d’entre eux, invités à la dernière réunion d’information sur la retraite ont répondu que cela ne les concernait pas parce qu’ils sont encore en activité.

Nous avons même reçu cette réponse d’un prêtre de plus de 85 ans ! Comment éviter à ce prêtre, la suite que l’on connaît trop bien ? Il risque d’être un jour hospitalisé, peut-être pour une affection bénigne, mais il est possible qu’on ne le laisse pas retourner seul à domicile. Il sera alors « casé » là où il y aura de la place et ses affaires seront triées (débarrassées) par un tiers… Il est évident que ce prêtre vivra mal son changement de mode de vie, et en gardera une grande amertume !

Comment faire pour que les prêtres acceptent d’anticiper ces situations, participent aux décisions, et vivent bien le passage ?

Directives anticipées

Un document écrit mentionnant les souhaits de la personne rédactrice concernant la thérapeutique et la réanimation médicale. L’évêché demande à tous les prêtres de rédiger ce document et de lui en adresser une copie. Il accompagnera les souhaits exprimés par le prêtre concernant l’absence de réanimation intempestive ou d’acharnement thérapeutique mais, conformément à la position de l’Eglise catholique, il ne cautionnera pas l’euthanasie sous quelque forme que ce soit (en particulier le suicide assisté).

Rédiger des directives anticipées et les faire enregistrer

c’est la garantie que votre volonté soit respectée si vous n’êtes plus en mesure de discerner ou de vous exprimer. Par exemple, vous pouvez définir jusqu’où vous souhaitez que la réanimation soit poursuivie si vous êtes dans le coma.
Accomplir cette démarche, c’est épargner à votre entourage le souci de « courir après » des volontés que vous ne pourriez plus exprimer, et avoir la certitude qu’elles seront respectées.

Pour qui ?

Chaque citoyen.

Quand ?

Maintenant, si ce n’est pas déjà fait, et quel que soit votre âge ! Le problème peut se poser brutalement (par exemple après un accident) et il n’est pas nécessaire d’être malade pour y songer…

Comment ?

Des documents préétablis sont édités par de nombreux organismes : entre autres : Caritas, la Croix Rouge Suisse, la FMH (fédération des médecins suisses).
Dans un souci d’uniformisation, l’évêché demande d’utiliser le formulaire FMH (de préférence sa version longue). Le service de la FMH est gratuit mais ne comprend pas la gestion des documents une fois rédigés.
Vous pouvez imprimer le document mais aussi le remplir en ligne à l’adresse suivante http://www.fmh.ch/fr/services/directives_anticipees.html

EMS : Qui paye quoi ?

Quel que soit l’EMS (qu’il ait ou non un lien avec l’Eglise), le mode de calcul du coût est le même. Le coût global se décompose en 4 rubriques: 

  • les frais financiers : ce sont les intérêts hypothécaires et l’amortissement de l’immeuble. Ils sont assumés par la commune de domicile du résident
  • le prix de pension (frais socio-hôteliers) est à payer par le résident, il est identique dans tous les EMS du canton de Fribourg
  • le prix des soins correspond aux salaires du personnel dispensant les soins techniques (infirmières, aide-soignantes, etc.). Il est à la charge des assurances-maladie, avec forfaits par niveau de soins d’après l’évaluation des besoins selon l’outil RAI-NH (Resident Assessment Instrument Nursing Home) effectuée lors de l’admission en EMS. Ces forfaits sont identiques dans tous les EMS. Le 20 % du forfait payé par son assurance maladie reste à la charge du résident
  • le prix de l’accompagnement correspond aux salaires du personnel accomplissant des actes d’accompagnement (par exemple : animation) est à la charge du résident. Il est payé au moyen du solde de ses revenus après le paiement du prix de pension et du 20 % du forfait soins payé par son assurance maladie. Le prix de l’accompagnement est différent dans chaque EMS.

 La facture mensuelle du montant restant à la charge du résident peut atteindre CHF 7’500 pour les personnes très dépendantes.

Les revenus du prêtre retraité

 ce sont :

  • l’AVS
  • la rente LPP, 2e pilier
  • éventuellement : 3e pilier, revenu locatif, revenus du capital, etc.

 Les aides des pouvoirs publics

Elles comblent la différence entre le coût du séjour en EMS et le revenu du résident. Ces aides (prestation complémentaire à l’AVS, subvention pour frais d’accompagnement, allocation d’impotence) sont dues aux prêtres du clergé séculier, comme à tout citoyen. Cette généralité n’est pas valable pour le clergé régulier, l’Etat considérant que c’est, dans ce cas, à la communauté religieuse d’assumer la différence de coût.

Le calcul des prestations

Pour le calcul de ces prestations, le canton tient compte des revenus du résident en lui accordant CHF 3’840 par an pour ses dépenses personnelles.
Comme pour tout citoyen, la fortune (épargne et biens immobiliers) du prêtre sollicitant une prestation complémentaire est prise en compte dans le calcul de ses revenus, à partir de CHF 37’500 pour l’épargne et à partir de CHF 112’500 pour un bien immobilier. Les sommes excédant ces 2 montants seront considérés comme source de revenus : il n’est pas possible de conserver ses biens propres tout en bénéficiant de l’argent public.

Concrètement :

  • si les économies du prêtre n’excèdent pas CHF 37’500 et s’il est propriétaire d’un bien immobilier dont la valeur n’excède pas CHF 112’500, il pourra les conserver
  • en revanche, la prestation complémentaire ne pourra lui être accordée qu’après l’utilisation de ses économies personnelles si elles excédent CHF 37’500 et/ou la vente ou bien la location de son bien immobilier, si sa valeur excède CHF 112’500.
  • la retraite, ça se prépare ! Il ne faut pas compter se « débarrasser » de sa fortune immédiatement avant son entrée en EMS : l’administration recherchera ce type de donation, sans limite de date, et pourra alors demander aux bénéficiaires de tels dons d’en effectuer le remboursement…
Aides/adresses utiles

Transports

Comme toute personne du troisième âge et/ou à mobilité réduite domiciliée dans le canton de Fribourg, les prêtres aînés peuvent bénéficier de services de transport à très bas coût, assurés par des bénévoles, pour se rendre à des rendez-vous thérapeutiques ou à des rencontres.

Croix-Rouge fribourgeoise

Rue G.-Techtermann 2
Case postale 279
1701 Fribourg
026 347 39 40

https://croix-rouge-fr.ch/fr/services/services-aux-aines/transport-de-personnes/

Fondation PassePartout

Case postale 98
1705 Fribourg
www.fondation-passepartout.ch

Broye T 026 663 90 10
Glâne T 026 656 10 33
Gruyère T 026 919 60 39
Sarine T 026 422 56 20
Veveyse T 021 948 11 00

À Pro Senectute

on peut obtenir toutes les informations concernant les aides possibles pour

  • le nettoyage et les travaux de bricolage à domicile
  • l’aide administrative et l’aide à la déclaration d’impôts
  • la fourniture de matériel médical
  • les soins à domicile et la télé-alarme
  • les repas à domicile

Repas à domicile

Quelques adresses parmi d’autres                   

Veveyse

Service d’entraide
T 077 449 05 49

Broye

Free Lunch, Grandsivaz,
T 076 512 03 60,
www.vos-repas-a-domicile.ch

Glâne

Service de repas à domicile de la Glâne-sud,
T 021 909 02 59

Gruyère 

Equilibre & saveurs, Vuadens,
T 026 913 84 74
www.equilibre-et-saveurs.ch

Sarine

Papaux SA
T 076 331 09 57
www.papaux.net