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Pérenniser le travail de l’évêché et dynamiser les structures de l’Église

« Les activités de l’évêché doivent être pérennes pour penser à l’avenir », a souligné Benoît Badoud, le nouvel économe de l’évêché, présent en compagnie de Mgr Charles Morerod à l’Assemblée de la Corporation ecclésiastique cantonale (CEC) le 14 mars 2026. Lors de cette séance, les délégués ont également adopté le Règlement sur l’encouragement aux fusions de paroisses.

À la suite des discussions nourries sur la hauteur de la participation des paroisses aux frais de fonctionnement de l’évêché, la présidence de l’Assemblée a invité l’évêque diocésain à venir présenter la complexité des travaux effectués à l’évêché. Accompagné de Benoît Badoud, le nouvel économe de l’évêché, Mgr Charles Morerod a saisi l’opportunité d’exposer les nombreuses tâches de l’évêché et leur coût. Comme l’a souligné Bernhard Altermatt, président de l’Assemblée de la CEC, les buts principaux de cette invitation étaient de favoriser une communication plus directe avec la principale instance décisionnelle de la CEC et de faire un premier pas vers une plus grande transparence sur les finances de l’évêché.

M. Badoud a donné un aperçu global du budget de l’évêché qui se monte à environ CHF 3,5 millions. Il est couvert à 59% par les Fédérations et Corporations des différents cantons diocésains en fonction du nombre de fidèles et des moyens générés. La Corporation ecclésiastique du canton de Fribourg en assume un peu plus du tiers. 19% proviennent de salaires refacturés à des tiers et de produits propres; 9,5% sont des subsides d’autres instances; 6% proviennent de produits immobiliers ; les quêtes représentent 5,5% et les dons 0,6%; le reste résulte de produits financiers.

Mgr Charles Morerod, évêque du diocèse et Benoît Badoud, le nouvel économe de l’évêché

Qu’est-ce qui est financé par ce budget ?

Mgr Charles et Benoît Badoud ont ensuite présenté les principales tâches de l’évêché et leur poids au niveau budgétaire. À l’heure actuelle, le poste de prévention et gestion des abus pèse le plus lourd avec 21%. Les responsables ont souligné que c’est bien la prévention qui génère l’essentiel des coûts. L’officialité, qui traite de diverses procédures canoniques, dont les nullités de mariages, représente 8% du budget. Selon M. Badoud, « un cas typique de nullité de mariage demande environ 150 heures de travail pour l’évêché, malgré l’introduction d’une procédure accélérée et simplifiée par Rome ».

La communication, la chancellerie, la formation, la surveillance des fondations, la gestion des archives, la gestion du parc immobilier et les activités pastorales (p.ex. la célébration des confirmations) pèsent, chacune, entre 4 et 7% dans le budget. Benoît Badoud a relevé que « l’évêché n’est pas une agence immobilière, mais qu’il doit préserver ses bâtiments et les valoriser, générant ainsi quelques revenus bienvenus ».

 

Davantage de transparence

L’économe diocésain a souligné la complexité du travail de l’évêché, qui provient notamment du traitement et de la gestion de l’information qui font souvent intervenir plusieurs services. M. Badoud a cité l’exemple des 200 mariages célébrés dans le diocèse et nécessitant un suivi rigoureux des dossiers. « Il faut y ajouter 500 mariages célébrés en dehors du diocèse, avec au moins un des deux conjoints domiciliés chez nous. La préparation de ces dossiers demande un temps considérable pour des recherches dans des registres anciens, parfois étrangers, et pour le traitement d’informations reçues d’administrations qui n’ont pas toutes la même précision et la même qualité que les nôtres. »

Les personnes ont chaleureusement remercié l’évêque pour les informations obtenues. Afin de répondre à la demande des paroisses pour plus de transparence, l’économe diocésain prépare un rapport de gestion, qui devrait sortir ces prochains mois.

Encourager les fusions de paroisses

À la suite d’une vue d’ensemble présenté par Christian Bussard, membre du Conseil exécutif de la CEC, les délégués ont confirmé la volonté de faciliter la fusion de paroisses en adoptant le Règlement sur l’encouragement aux fusions de paroisses. Ce règlement prolonge de cinq ans le délai pour bénéficier d’une aide financière, soit jusqu’au 31 décembre 2032. Avec cette mesure, la CEC maintient une pratique qui a fait ses preuves et qui vise à soutenir les paroisses envisageant une fusion. Les buts sont de mieux mobiliser les moyens pastoraux et administratifs, mais aussi d’arriver à une meilleure concordance entre les espaces de la vie quotidienne et ceux de l’Église au niveau des communautés locales et régionales.

Selon l’exposé du Conseil exécutif, les mécanismes de soutien aux fusions ont permis de passer de 144 paroisses en 1998, à 127 en 2017, à 114 en 2021, puis à 105 aujourd’hui.

En guise de conclusion, le président de l’Assemblée Bernhard Altermatt a formulé le souhait que dans un futur proche, le nombre de paroisses puisse diminuer suffisamment pour que chaque paroisse soit représentée directement dans l’organe parlementaire de l’Église catholique cantonale. Ceci n’est pas le cas actuellement, entravant par moments le flux de l’information vers les Conseils de paroisse.

Assermentation

Madame Francine Uldry a été assermentée comme nouvelle déléguée. Elle remplace Madame Élisabeth Michaud-Wicht