Vie de l'église

L’accueil de l’inouï

Une journée consacrée à la prière et à l'accueil pour se ressourcer et repenser les intentions et les actions pastorales

Après une nuit de sommeil, la deuxième journée de la session pastorale cantonale des agents pastoraux de l’Église catholique dans le canton de Fribourg a démarré par la prière en commun. La prière a été le moteur et le fil rouge d’une session de retrouvailles et de rencontres.

L’abbé François-Xavier Amherdt a invité les participants à découvrir les 12 inouïs de l’Évangile qu’il avait transformés en impulsions pour notre conversion et la qualité de notre accueil pastoral.

1.L’agent pastoral est relation et accueil.
2.Pour une pastorale tactile de la fragilité, de la proximité.
3.Pastorale ad extra – ad intra.
4.Ma vocation personnelle spécifique.
5.Pour une spiritualité pastorale baignée dans l’Esprit.
6.Mourir pour vivre, ressusciter au quotidien.
7.Un bonheur paradoxal, la perle de l’humilité.
8.L’extravagance des paraboles ou la dynamique de la générosité.
9.Ne nous laissons pas voler la puissance de notre amour «enthousiaste», même pour nos ennemis.
10.Soyons des «partenaires» responsables, sur qui compte le Dieu de l’Alliance.
11.Des champions de la sainteté pastorale ordinaire.
12.Déjà vers les cieux nouveaux et la terre nouvelle.

Les impulsions pastorales ont servi aux différents groupes, équipes pastorales, services cantonaux, à regarder vers l’intérieur et à repenser l’accueil, à repenser leurs pratiques, toujours fondées par cette motivation de Dieu au changement abordé dans le premier jour.

L’après-midi a été occupé par la formation à l’accueil avec M. Alain Najar, enseignant pendant plus de 30 ans à l’École Hôtelière de Lausanne. Même si sa formation était intitulée “L’hospitalité 5 étoiles dans l’Église”, il avait bien précisé que parfois “on se sent mieux dans un hôtel familial chez la ‘mama’ que dans un hôtel bling bling 5 étoiles”.

Parmi toutes les bonnes choses que l’Église fait déjà au niveau de l’accueil, il faut toujours être capable de se ré-inventer, parce que “l’Église catholique – institution – risque de ne plus exister”.

Dans un langage plutôt d’entreprise, Alain Najar a demandé aux participants de se ‘déplacer’, de sortir de soi et revisiter de mauvaises expériences comme clients. Parce qu’aujourd’hui les produits sont aussi, de plus en plus, un service. Et un mauvais service ou une mauvaise publicité font beaucoup plus de dégâts qu’une bonne publicité peut faire le bien.

Plus d’un million de personnes voient des tweets sur le service client chaque semaine et 80% de ces tweets sont critiques ou négatifs. 

Alain Najar

Comme point de conclusion et d’attention, Alain Najar disait qu’il faut prendre d’abord soin des ‘clients internes’ (les employés) avant d’accueillir les ‘clients externes’. La satisfaction des agents pastoraux dans leurs ministères était un point soulevé par beaucoup des participants après le travail en équipe.

La journée s’est terminée par une prière fraternelle, où par groupes de trois, les agents pastoraux invitaient les uns et les autres à prier pour une intention qui leur était propre.

Les temps de prière ont rythmé la journée et pendant la messe, présidée par Mgr Charles Morerod, les agents pastoraux ont accueilli la lumière de Dieu qu’ils doivent, à leur tour, porter et transmettre dans tous les lieux où ils seront envoyés.