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Un résultat 2025 qui permet de modestes dons supplémentaires

Les délégués de la Corporation ecclésiastique catholique (CEC) ont approuvé les comptes 2025 clôturés avec un excédent de produits en raison de quelques modestes économies imprévues et imprévisibles. Réunis en assemblée le samedi 13 juin 2026 à Fribourg, ils ont également validé l’intention d’affecter une partie substantielle de cet excédent à différentes œuvres caritatives ainsi qu’à l’évêché.

L’exercice 2025 de la Corporation ecclésiastique catholique (CEC) boucle avec un excédent de produits de CHF 85’554.85. Ce résultat comptable permet à la CEC de renoncer à la dissolution de provisions et de réserves. Il est le fruit d’une « très bonne discipline collective », comme l’a souligné Marc Joye, le responsable des finances au sein du Conseil exécutif. Il remarque que la CEC et ses instances dirigeantes ont très peu de marge de manœuvre puisque les 85% du budget constituent des frais de personnel (65%) ainsi que des dépenses liées (17%). Les charges de fonctionnement ne représentent que 15% des dépenses totales.

L’Assemblée de la CEC a siégé dans la salle de la paroisse du Christ-Roi à Fribourg

Des dons supplémentaires

Le Conseil exécutif propose d’utiliser l’excédent de produits de la manière suivante : d’abord, CHF 25’000 seront versés aux institutions pour compenser les réductions de dons décidées dans le budget 2026. Elles avaient donné lieu à des débats nourris au sein de l’Assemblée. Ce fut à contrecœur que la CEC avait dû réduire ses contributions de près de CHF 30’000 dans l’exercice 2026. Ensuite, le Conseil exécutif propose de verser un don supplémentaire de CHF 25’000 à l’évêché pour l’aider à couvrir ses frais de fonctionnement. La situation difficile de l’évêché avait également soulevé beaucoup de discussions lors de la dernière Assemblée. Finalement, CHF 30’000 seront versés dans un fonds de réserve à disposition du Conseil exécutif pour renforcer sa capacité de réagir à des besoins non prévus et non prévisibles.

Le nouveau mécanisme du plan quinquennal, approuvé par l’Assemblée de la CEC, prévoit la création d’un tel « fonds de fluctuation » à disposition du Conseil exécutif. Un de ses buts est de permettre à la CEC de compenser des pertes sur la durée d’une période législative. Cette manière de procéder contribuera à stabiliser les contributions des paroisses.

Le solde de CHF 5’554.85 est attribué aux fonds propres. Les délégués ont approuvé les comptes 2025 et l’affectation des produits proposée par le Conseil exécutif à l’unanimité moins une abstention.

Effets financiers incertains

L’Assemblée est également l’occasion d’évoquer le futur. Pour Marc Joye, « des défis de taille nous pousseront à revoir notre plan financier. Un premier défi se situe du côté des dépenses. Les réalités sociales changent, entraînant une augmentation des besoins en matière de diaconie, de solidarité, d’accompagnement et de soutien aux personnes les plus fragiles. Les demandes adressées à l’Église augmentent et nécessitent des moyens adaptés pour répondre aux nouvelles situations de précarité, d’isolement et de vulnérabilité. L’Église ne doit et ne peut pas ignorer ces besoins. Par ailleurs, la vision pastorale de l’évêque évolue, afin de mieux répondre aux attentes des paroissiens. L’orientation de regrouper certaines tâches au niveau supraparoissial ou au niveau de pôles aura un impact sur le financement de la CEC. La conjonction de ces deux facteursnous obligera à revoir la définition des tâches attribuées à la CEC. Nous travaillons en étroite collaboration avec les déléguées de l’évêque sur celle liste des tâches prévue dans notre Statut. »

Un autre sujet important qui suscitera des discussions ces prochains mois est la question de la péréquation financière entre paroisses aisées et paroisses moins bien loties, voire pauvres. Cette péréquation, mise en place en même temps que les bases légales et les structures de la CEC, ressemble à celle en vigueur entre les communes du canton ou entre les cantons de la Confédération. Selon Marc Joye, cette péréquation n’est pas suffisante : « Nous travaillons actuellement à une réforme qui sera cruciale pour le financement pérenne de notre Église dans les années à venir. » Le président de l’Assemblée, Bernhard Altermatt a rappelé qu’une adaptation de la péréquation financière entre paroisses, même limitée, renforcera le fonctionnement de l’Église catholique de Fribourg et sera un réel reflet de la solidarité vécue au sein de notre société et parmi les fidèles.

Assermentation

Lors de l’assemblée, Carla Bastos a été assermentée comme nouvelle déléguée, en remplacement de Gabriel Simonet démissionnaire.